A  NOTRE CHER

ROB’AIR MERLOZ

 

Comment ne pas penser, en évoquant Robert,

A l’homme et au pilote dont tant de qualités

Firent l’admiration de nos jeunes années

et nous l’ont fait aimer, être extraordinaire.

 

D’autres diront encore ses vertus montagnardes,

Ses talents rigoureux, sur la terre comme en vol,

Son goût pour le partage de savoirs en école,

Sa douce autorité aux teneurs savoyardes.

 

Mais c’est l’homme de coeur que je veux rappeler,

Sa tendresse cachée pour les êtres humains,

Sa douceur, ses pudeurs, ses exquis coups de main,

Toute sa gentillesse pleine d’humanité.

 

Tout sourire dehors, de Mous en Piper cub,

Il était là prudent, prodiguant ses conseils,

Veillant sur nos envols l’oeil toujours en éveil

Pour la sécurité des pilotes du Club.

 

Il dispensait à tous ses si précieux savoirs

En toute humilité, voire avec discrétion:

Quand tant d’autres ici paradent en fanfarons,

Lui sut toujours rester modeste et sans histoire.

 

Avec Michel Ziegler, plus tard avec Nano,

Robert ouvrit les Alpes à nos petits avions

Et nous fit découvrir ces merveilles sans nom

Qui depuis sans arrêt nous ravissent là-haut.

 

 

De glaciers inouis en dômes à goûter,

Il sut nous initier à ces premières traces

Qui sur la poudre fraîche dessinent tout en grâce

La délicate empreinte de nos skis envolés.

 

En grand professionnel, mais resté amateur,

Il donnait ses leçons sans jamais avoir l’air

D’en savoir beaucoup plus que ses élèves fiers

D’avoir un tel mentor pour guider leurs ardeurs.

 

Le ciel qu’il nous apprit veille aujourd’hui sur lui;

Sa première demeure est aussi la dernière

Et nos coeurs garderont dans leur fond le plus cher

Ton souvenir, Robert, d’amitié infinie.

 

Sans oublier, bien sûr, notre Chris admirable

Qui de ta fin de vie fit un  envol plus doux

Et dont le dévouement si exemplaire en tout

Reste un acte d’amour unique et mémorable.

 

Respect, reconnaissance à toi Robert Merloz,

Notre cher altiport portera donc ton nom

Et de cols en glaciers, de vallées en hauts monts,

Ton souvenir toujours planera sur la Lauze.

 

Gérard DAVID

 

8  VI  2014